Au coeur des mines de bauxite en Guinée-Conakry

Colas en Guinée-Conakry

Colas intervient en Guinée-Conakry pour la construction d’infrastructures dédiées à l’exploitation d’une mine de bauxite. Le sous-sol de Guinée-Conakry contiendrait la moitié des réserves mondiales de ce minerai, soit 25 milliards de tonnes, très riche en alumine et facilement extractible dans des mines à ciel ouvert. La mine de Tinguilinta sera exploitée par Bouygues Travaux Publics pour le compte de Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale guinéenne d’Emirates Global Aluminium (EGA). Zoom sur un chantier complexe doublé d’une aventure humaine à Tinguilinta et à Kamsar, au nord-ouest de Conakry.

Extrait du Routes 41 - octobre 2018

PDF

La Guinée-Conakry

  • Capitale :
    Conakry

  • Langue officielle :
    français

  • Monnaie :
    franc guinéen

Statistiques

  • Superficie

    245

    km²
  • Population

    13

    million d'habitants

Colas en Afrique, un savoir-faire reconnu : La société GAC a confié à Colas Afrique et Colas Projects la réalisation des travaux d’infrastructures pour exploiter, concasser, stocker et ache miner le minerai : une plateforme de stockage, cinq ponts dont l’un de 200 mètres de long au-dessus d’un bras de mer, des pistes d’accès au site minier, 18 km de voies ferrées avec deux embranchements ferroviaires pour relier le site à la ligne de chemin de fer existante, qui achemine la bauxite au port de Kamsar, distant de 120 km, une zone de maintenance et d’entretien du matériel, un barrage et un réseau d’adduction d’eau. «Signé en octobre 2016 et d’un montant d’environ 150 millions de dollars, ce projet est exceptionnel pour Colas à plus d’un titre : c’est un projet minier, complexe et multiple, et il s’agit de la première aventure du Groupe en Guinée- Conakry», commente Benoît Chauvin, directeur Business Développement International. Sur le terrain, Colas Afrique a rassemblé en un temps record une flotte importante d’engins. Plus de 300 machines – bulldozers, compacteurs, niveleuses, matériel de concassage et pelles hydrauliques – ont été transportées du Bénin, de Côte d’Ivoire et d’Afrique du Sud. 1 200 personnes travaillent sur le chantier, dont 80% de Guinéens embauchés localement et formés grâce à des cadres Colas de Côte d’Ivoire, du Bénin, du Maghreb et de France.

Des compétences complémentaires pour un chantier complexe : «Le chantier de Tinguilinta est une belle illustration du projet stratégique «One Colas» lancé par le Groupe : mettre en commun nos expertises pour relever un challenge. La synergie s’est opérée entre les expertises (conception, achats, logistique, construction, qualité, juridique et contrôle de projet), mais aussi entre l’expérience locale de Colas Afrique et celle, internationale, de Colas Projects», remarque Laurent Juillard, directeur exploitation Colas Projects. Sur le terrain, Colas a fait appel à deux filiales : Spac, pour les travaux de canalisations, et Colas Rail, pour les travaux de voies ferrées. Olivier Dupré, directeur eau, génie civil et travaux maritimes chez Spac, souligne : «Nous avons apporté notre savoir-faire technique et avons bénéficié de l’appui logistique de Colas Afrique. Ce qui nous a permis de travailler dans un pays où nous n’aurions jamais pu intervenir sans cette synergie.» Les équipes de Spac ont posé 8 km de canalisations et installé des dispositifs de pompage en aval du barrage dans la vallée de la Tiouladi et sur la Tinguilinta pour apporter l’eau de la rivière jusqu’au site minier. «La première canalisation devant franchir une rivière de 100 mètres de large, il a fallu monter en un temps record un pont suspendud’une portée de 120 mètres», complète Olivier Dupré. De son côté, Colas Rail a posé 18 km de voies ferrées : 10 km sur le site portuaire de Kamsar et 8 km à Tinguilinta. Plus de 75 000 tonnes de ballast ont été acheminées sur le chantier ainsi que 14 500 tonnes de matériels divers : les traverses en béton venaient du Portugal ; l’Afrique du Sud a fourni les 22 aiguillages et la France les 1 800 tonnes de rails. 

Colas en Guinée-Conakry