Hervé Di Rosa

Né à Sète en 1959, Hervé Di Rosa vit et travaille actuellement à Lisbonne. Concepteur de l’Art modeste, il fonde en l’an 2000, dans sa ville natale, le Musée international des arts modestes (MIAM), où il expose des artistes venus du monde entier. Depuis 1981, son œuvre a fait l’objet de plus de 200 expositions personnelles et est présente dans d’importantes collections publiques et privées en Europe, en Amérique et en Asie.

Comment avez-vous abordé la commande de la Fondation Colas ?

Même s’il m’est arrivé de répondre à des commandes, je ne suis pas très familier de cet exercice car il présente le risque de décevoir le commanditaire. C’était différent dans le cas de la Fondation Colas. La route, en effet, est l’un des thèmes récurrents de mon œuvre. Ou, plus exactement, la route que parcourent des véhicules fantasmatiques, délirants, qui relèvent plus de la mythologie de la route que de la réalité

Votre tableau renvoie à l’imaginaire de la bande dessinée et du cinéma. Est-ce une source d’inspiration pour vous ?

Les voitures de Tintin, celles de James Bond, les grosses américaines, les bolides du dessin animé Les Fous du volant… cela m’a toujours fasciné. Quand j’étais jeune, j’ai sillonné les routes mythiques des États-Unis, comme la Route 66 ou la Route One, de San Francisco à Los Angeles. Dans ce tableau, j’ai placé des personnages très représentatifs de mon travail, puisés dans la série d’animation Les Renés, et je les ai propulsés dans une course folle mais où tout le monde s’amuse.

La route n’est pas seulement un mythe pour vous puisque vous vous déplacez dans le monde entier pour découvrir de nouvelles techniques artistiques…

Dans certains pays, elle est le seul moyen pour se déplacer, et j’en ai emprunté beaucoup au cours de mon tour du monde. Toutes uniques dans leur tracé et leur mode de construction, elles alimentent mon imaginaire. Beaucoup sont, ou ont été, source d’émerveillement, comme, au Mexique, la route qui descend vers Acapulco, aujourd’hui interdite car trop dangereuse.

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