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Daniel Frank

 
 

« La route, une ligne interrompue par l’homme »

Daniel Frank

Daniel Frank est né à Zurich, en Suisse, en 1968. Attiré par les voyages, il passe, en 1985 une année en Jamaïque. Après des études d'art à Lausanne, il s'envole pour New York, où il ouvreun atelier à Brooklyn. Puis il séjourne au Caire, en Egypte, dans le cadre du Prix de la Conférence des villes suisses en matière culturelle. Aujourd'hui, Daniel Frank partage son temps entre Venise et Lausanne. Il expose principalement en Suisse. (www.danielfrank.ch)

Ce tableau réalisé sur le thème de la route pour la Fondation Colas a une histoire un peu particulière...

Daniel Frank : Je vis à Venise, une ville sans voitures ni vraies routes. Je cherchais donc un point de départ. Et puis, en mai, Colas m’a invité en France pour visiter des chantiers. Au moment de rentrer, j’ai pris une dernière photo depuis la fenêtre de la voiture. Il s’agissait d’une rue de Paris. Cette image a stimulé mon imagination. La toile réalisée traduit l’idée que la route est interrompue par l’homme.

Toile Daniel Franck

Vous avez vécu dans des mégapoles. Comment ont-elles influencé votre art ?

D. F. : Je perçois les grandes villes comme des personnes, dotées d’une âme et d’un caractère bien à elles. Avec ses 18 millions d’habitants, Le Caire m’a bouleversé. C’est une ville très humaine, spontanée.Je lui ai dédié une série de tableaux appelée «Ivre de lumière». New York m’a également marqué par son effervescence. Mais je l’ai quittée, saturé par sa richesse. J’ai alors ressenti le besoin de peindre l’opposé de l’exubérance humaine. C’est ainsi que, rencontrant par hasard des personnes âgées dans un foyer, à Lausanne, j’ai décidé de les peindre car elles m’offraient du temps et m’apportaient de la sérénité.

Quelles sont les thématiques sur lesquelles vous vous penchez aujourd’hui ?

D. F. : Je m’éloigne des questions qui touchent à l’existence. J’évolue vers une peinture plus narrative.En ce moment, je m’intéresse aux montagnes ainsi qu’à ma fille de 9 mois. Le travail réalisé pour la Fondation Colas me donne également des idées sur la route.

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