Raphaël Renaud

"Shangai, échangeur", Raphaël Renaud (2006)

Né en 1974 à Blois, Raphaël Renaud a découvert jeune le dessi et la peinture. Après des études de dessinateur en publicité, il entre à l'Ecole des beaux-arts de Montpellier, puis de Paris. En 2003, il reçoit le Prix de dessin de l'Académie des beaux-arts de Paris. Raphaël Renaud voue une profonde admiration aux artistes allemands contemporains tels que Gerhard Richter, qui a beaucoup travaillé sur la photographie, ou Matthia Weischer, ainsi qu'à l'architecte-photographe aviateur Alex McLean. Il participe à de nombreux salons et expositions, en France et à l'étranger.

Vous avez peint une toile pour la Fondation Colas. L'univers de la route vous était-il familier auparavant ?

La route est l'un de mes thèmes favoris, et cela me fait plaisir de penser que la collection de la Fondation Colas voyage autour du monde. J'aime le mouvement, l'idée que chaque route est comme un centre nerveux qui conduit ailleurs..., un point de fuite, dans mes tableaux, qui mène vers l'inconnu. La visite du laboratoire sur le Campus scientifique et technique de Colas m'a vraiment intéressé. Mélanges d'essence et d'huile, de gras et de maigre, nous naviguons dans un même univers, plus artisanal pour le peintre, plus technologique pour les chercheurs.

Vos dernières toiles mettent en scène des paysages urbains, des «instants de ville»...

La ville me fascine: autant de points minuscules - habitations, véhicules, piétons, rues, carrefours... - qui, une fois réunis sur la toile, composent un ensemble cohérent. Chaque élément fait partie d'un tout, essentiel à la composition finale, comme un circuit biologique. Routes et rues relient ces points véritables centres nerveux du tout-urbain. La lumière même devient une forme, participant à la vie de la ville.

D'où vient votre inspiration ?

Bien qu'originaire de la campagne, je suis résolument urbain. Moscou, Tokyo, Paris bien sûr Athènes, les grandes métropoles américaines... Je voyage beaucoup, appareil photo toujours prêt... J'emmagasine ainsi des impressions. Je travaille plus dans la lumière que dans la couleur. J'aime aussi prendre de la hauteur, observer et photographier les villes en surplomb, guidé par les points de repère que constituent les routes et les rues.

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