Daniel Levigoureux

"Paysage", Daniel Levigoureux (2005)

Né en 1945, Daniel Levigoureux peint l'espace et la lumière. Jeux d'aplats et tons pastel, parfois rehaussés d'une note stridente et colorée, se répondent dans des paysages où la géométrie impose sa force, seul témoin de la présence humaine. Installé près de Dieppe, il sillonne la France à bord de sa camionnette vitrée, spécialement aménagée pour «voir, voir de loin; c'est tout ce qui m'intéresse...». Nourri des œuvres de ses peintres de prédilection - Fra Angelico, Saenredam, peintre hollandais du XVIIe siècle, Mondrian, Giacometti -, son pinceau parfois précède l'œil sur la voie de l'épure...

Portrait de l'artiste peintre Daniel Levigoureux

Né en 1945, que vous inspire la reconnaissance de votre œuvre par la Fondation Colas ?

Une telle Fondation, reconnue dans le milieu artistique, est assez unique. Qu'elle m'ait distingué me touche particulièrement. J'aime l'idée que ma peinture aille à la rencontre des autres, qu'elle effectue un périple au sein des entités du groupe Colas. La peinture doit sortir des milieux spécialisés, elle est faite pour tout le monde...

Sur vos toiles, le regard porte loin. Terre, ciel ou mer, c'est d'abord l'espace qui prime...

Que ce soit les plaines de la Beauce ou les plages de la mer du Nord, vastes étendues vierges d'obstacles, c'est l'immensité qui m'attire. Dans cette immensité, rien n'arrête l'œil. Pour bien voir, et bien retracer cette vision sur la toile, il faut prendre du recul. Les lignes d'un champ à l'horizontale, des maisons au loin en ligne verticale... Le réel est là, entre ces lignes et ces couleurs, vives ou fondues dans le paysage qu'elles-mêmes créent.Parfois, reflet là aussi de la réalité, une route descend vers la mer, traverse un champ, s'enfonce dans la ville, comme pour aller plus loin, en quête...

Que souhaitez-vous exprimer à travers vos toiles ?

Loin de toute philosophie, mes toiles reflètent la réalité. «Less is more» : moins il y a de choses, plus on en voit. La solitude et le dépouillement ne sont pas tristes, ils sont essentiels.Les couleurs, sur lesquelles j'ai beaucoup travaillé, nuancent ensuite un paysage. Parce que le réel doit devenir une surprise. Parce qu'être vivant, c'est être surpris tous les matins...

Télécharger le PDF