Risque chimique

Au-delà des obligations réglementaires, Colas déploie des efforts de recherche et d'organisation importants pour maîtriser le risque lié à l'utilisation de produits chimiques et protéger son personnel.

Risque chimique

Pionnier dans la suppression de composants chimiques indésirables lors de la fabrication de ses produits, le Groupe se trouve aujourd'hui conforté dans sa démarche par la nouvelle réglementation européenne REACh (Registration, Evaluation, Authorisation and restriction of Chemical substances) qui impose progressivement un contrôle de l'ensemble des produits chimiques avant leur mise sur le marché. Six domaines prioritaires d'action en la matière ont été définis :

  • solvants : abandon de leur usage en laboratoire, des fontaines à solvants en ateliers et du toluène dans les peintures.
  • pigments : abandon des métaux lourds dans les pigments de peintures et recherche de conditionnement sous forme non pulvérulente.
  • produits anticollants : abandon du fioul au profit de produits de la chimie végétale pour la fabrication et l'application des enrobés.
  • fumées de bitume : soutien à la réalisation d'études par des organismes indépendants. Le CIRC (Centre international de Recherche sur le Cancer), référence scientifique mondiale sur le sujet, n’avait pu statuer, dans sa publication en 2013, sur la présence ou l’absence de lien entre le cancer et l’exposition au bitume et à ses fumées dans les applications routières, et ce malgré le nombre important d’études réalisées. A l’issue des conclusions du CIRC, aucune position nouvelle n’a été adoptée par les autorités nationales des différents pays où travaille Colas, si ce n’est en France. En France, les conclusions de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail) avaient repris, les analyses de risque effectuées par la profession : il n’y a pas lieu de prendre en compte un risque cancérogène pour la production ou l’utilisation de bitume non oxydé, mais cette substance présente des risques d’irritation des yeux et des voies respiratoires supérieures. 2016 n’a pas donné lieu à de nouvelles publications. Afin de suivre les expositions du personnel à ce risque d’irritation, un travail important a été engagé par l’INRS (Institut national de la recherche et de la sécurité par la prévention des accidents du travail et des maladies professionnelles) afin de mettre au point une méthode globale de mesure des fumées de bitume inhalées par le personnel ; ce travail s’est achevé en 2015 ; la profession, et notamment Colas, y ont largement participé. Une grille d’évaluation portant sur l’efficacité des moyens de prévention a été élaborée et servira de cadre aux agents de l’Assurance Maladie. Un suivi des expositions du personnel avec la nouvelle méthode de mesure permettra d’enrichir une base de données qui sera examinée au minimum tous les 5 ans.
    Les plans d'action de Colas visant à diminuer les expositions aux fumées de bitume ont été initiés depuis plusieurs années. La stratégie est déployée sur le périmètre mondial selon deux axes : réduire la température d’utilisation du bitume puisque la quantité de fumées émises est divisée par deux chaque fois que la température est abaissée de 12°C. Un important programme de Recherche & Développement est actuellement en cours de réalisation ; renouveler la flotte de finisseurs (matériels de mise en œuvre des enrobés) avec des équipements pourvus d’un dispositif d’aspiration de fumées.
  • résines : accompagnement du projet de recherche Greencoat pour le développement d'une chimie soutenable, mis en place avec des partenaires et le soutien de l'Agence nationale de la recherche dans le cadre de la chaire et de la fondation ChemSud. C’est dans le cadre de cette collaboration de recherche que la chaire ChemSud a reçu le premier Prix des techniques innovantes 2010, dans la catégorie « Matériaux »
  • huiles usées : maîtrise de l'élimination ou de la valorisation dans tous les pays de ce déchet constituant l'essentiel des déchets dangereux de Colas. En 2016, le taux de récupération des huiles usées est de 61% au niveau mondial.

> A lire aussi : "Le bitume, histoire d'un matériau routier" et "Prévention dans les travaux routiers"

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