À partir d’expériences à l’International, Colas défend l’idée d’une évolution des rapports entre la sphère publique et les entreprises privées dans le domaine de la construction et de l’entretien des infrastructures.
Cette évolution permettrait d’obtenir des financements alternatifs aux ressources budgétaires limitées, de contenir la multiplication des procédures de passation de marchés pour un même ouvrage, de transformer une relation contractuelle antagoniste en une relation de partenariat, de fixer dès l’origine le coût complet (construction et entretien) d’un ouvrage, tout en conservant à l’autorité publique sa légitimité de contrôle.
Ces nouveaux types de marchés publics existent : PPP, PFI, concessions. Ils intègrent les coûts d’entretien, permettent de budgéter un coût complet et favorisent la pérennité des ouvrages à un moindre coût. Une infrastructure conçue et construite pour le long terme, régulièrement entretenue, optimise l’investissement et réduit la consommation de ressources, évidence souvent sacrifiée par des contraintes de court terme. Depuis plusieurs années, au Canada (en Alberta), en Grande-Bretagne (à Portsmouth) et maintenant en Hongrie (section de l’autoroute M6), les filiales Colas gèrent ce type de contrats.
Dans le même esprit, si la pratique des variantes permet une contribution supplémentaire à un projet, leur exclusion freine l’innovation. Ainsi, Colas milite sur tous ses marchés pour que les variantes, notamment environnementales, soient plus facilement autorisées.