Face aux problématiques du changement climatique, des ressources en énergie et de leur coût, Colas s'investit aussi bien sur le thème de l'efficience énergétique que sur celui de l'évitement d'émissions de gaz à effet de serre.
Pour calculer son empreinte carbone, le Groupe s'est basé sur le périmètre 3.a de la Norme ISO 14064 et les lignes directrices du GHG Protocol. Le périmètre de ce calcul intègre l'amont des métiers de Colas, mais pas leur aval, car l'impact du trafic routier sur les infrastructures entretenues ou construites par l'entreprise est à la fois considérable, difficilement quantifiable et tout aussi difficilement maîtrisable par Colas.
L'empreinte carbone consolidée de Colas dans le monde s'élève à 12 millions de tonnes d'équivalent CO2 en 2010, les matières premières et les matériaux de construction représentant la part dominante (deux tiers). Du fait de l'intégration verticale de Colas, le pourcentage émis directement en interne peut être évalué à 40%. Il faut également rappeler la forte marge d'incertitude de ce type d'exercice (plus de 20%), du fait de la disparité des données nationales ou internationales, de la difficulté à estimer les coûts carbone de certaines prestations de fournisseurs et de sous-traitants, des problèmes de collectes de données et de conversion, etc.
Au vu de cette première analyse, des économies sont réalisées (elles représentent de l'ordre de 1 à 2% par an du total de l'empreinte carbone de Colas) grâce aux actions engagées suivant deux axes :
Malgré cet engagement méthodique, on peut estimer que le potentiel de réduction est limité à 20% environ : actuellement, Colas ne peut changer les caractéristiques des moteurs des engins qu'il achète, ni les carburants qu'il peut y mettre (notamment du fait de règlementations de plus en plus strictes), ni les empreintes carbone du ciment ou du bitume. Sur tous ces aspects, Colas est tributaire de l'évolution règlementaire et technique de l'offre de ses fournisseurs.